Le veuvage et le lévirat : combat de collaboration et de résistance dans "L’Autre front" de Concilie Niyongoma
DOI:
https://doi.org/10.18778/2392-0718.12.07Palabras clave:
sociocriticism, levirate, widowhood, solitude, frontResumen
Notre article tente d’analyser, dans le roman de Concilie Niyongoma, la condition de la veuve et de sa progéniture dans la société traditionnelle burundaise. Dans la tradition burundaise, l’homme est le pilier de la famille qu’il gère souvent sans consulter sa compagne, même pour la prise de grandes décisions qui engagent toute la famille. Quand il meurt, la famille perd sa protection et la veuve devient la proie de la famille du défunt de sorte qu’un de ses beaux-frères peut l’épouser et hériter de ses biens dont il profite sans partage avec elle. Cette situation marginalise la veuve et ses descendants féminins, dont la stabilité sociale dépend de la présence de l’homme à leurs côtés. Au-delà de la condition de la veuve et de l’orpheline se pose la question de la condition de la femme dans la société africaine traditionnelle en général, et en particulier, de celle de la femme dans la société traditionnelle burundaise. Notre objectif est d’étudier comment Niyongoma inscrit quelques éléments de la tradition burundaise, qui marginalisent la veuve, dans le processus de la création littéraire et sa vision du monde en recourant à ces pratiques culturelles.
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